Mardi 10 novembre 2009

 

Début novembre 09, me voici de retour de Masanga, encore une fois pleine d’énergie grâce au succès de mon programme contre l’excision.

J’ai toujours de la peine à croire qu’il fonctionne si vite et si bien. A ce jour, ce sont 157 petites filles qui suivent l’école au lieu d’être excisées ! Neuf villages nous ont rejoints. 

 

A propos de l’excision :

Ya Sampa, la grande cheffe des exciseuses de la région est complètement de notre côté. En janvier, elle va faire sa cérémonie pour sortir définitivement de sa condition de « sawer » exciseuse.

C’est maintenant elle qui recrute les filles et les surveille. Génial !

Elle parle avec les autres exciseuses des villages avoisinants afin que celles-ci  fassent de même. « Il faut arrêter ça. L’éducation est ce qu’il y a de plus important !»

L’une d’entre elle, à Mabereh, a dit vouloir également « se laver les mains », terme employé pour dire qu’elle veut faire la cérémonie  pour arrêter de pratiquer l’excision. Elle va également contrôler que les conditions de notre programme soient respectées.

 

Lors de notre visite dans le village de Mathora, nous avons rencontré une des grandes exciseuses de ce secteur. Chaque secteur a ses cheffes et ses pratiques et elles sont respectées. Ya Sampa lui a expliqué notre programme et lui a demandé son appui afin qu’elle surveille les filles de son village qui y participent. Elle a tout de suite été d’accord et nous a proposé une petite fille. Nous la prendrons sans doute l’année prochaine si tout se passe bien.

 

 

A propos de mon initiation :

Une autre grande nouvelle, c’est ma future initiation chez les femmes Bondos. ET OUI ! Elles m’acceptent parmi elles, sans me faire exciser. En fait, pour être Bondos, il y a deux passages, le premier que nous ferons et qui consiste à passer au moins 10 jours et 10 nuits en brousse à chanter, danser et …je verrai bien quoi d’autre….

Le deuxième passage est celui lors duquel se pratique l’excision et que nous ne ferons pas, bien entendu.

 

Je retourne donc faire ça en janvier ou février et je prends avec moi les 157 petites filles inscrites dans notre programme. Nous serons ainsi toutes Bondos et pas excisées, donc mieux acceptées par les autres femmes.

Ya Sampa a annoncé ça en chantant dans chaque village visité ; les femmes ont été ravies et ont applaudi.

 

Je leur ai toujours répété que je n’étais pas contre les femmes Bondos, que j’aimais ces femmes, mais que l’excision me faisait mal.

 

 


 

A propos de l’école enfantine et de la maison d’hôte:        

Cette année, c’est Brigitte, une marraine qui s’implique de plus en plus, qui m’a accompagnée. Sa présence fut un délice. Voici un résumé de ce séjour.


 

Malgré le travail intense, ce fut bien plus facile que les autres années, et les conditions d’habitation y sont pour quelque chose. En effet, Michael a construit, en plus de l’école, un pavillon pour nous loger, une maison d’hôte. C’est simple mais très fonctionnel et lorsque nous aurons construit le puits, nous pourrons même avoir une douche ! En attendant, le système du seau et du petit pot fonctionne très bien et remplace la douche.





Ca vous semblera de peu d’importance, mais pouvoir se faire de temps en temps une tasse de thé, un spaghetti ou un porridge pour changer des plats de riz quotidien, ça fait un bien fou à la santé et au moral ! Michael nous a aussi mis à disposition une voiture qu’il a envoyée par bateau, ce qui nous a permis de nous déplacer dans les écoles secondaires et les villages avoisinants le jour voulu. Avant, il fallait prévoir une journée en espérant trouver un véhicule libre pour nous conduire à nos destinations. Parfois, nous perdions notre journée à attendre et devions reporter notre programme au lendemain. 

J’espère trouver une jeep au plus vite, car les routes, surtout lors de la saison des pluies, ne sont souvent praticables qu’en 4x4. Pour preuve, le chauffeur qui est venu nous chercher à l’aéroport s’est ensablé.

 

Donc, l’école enfantine est terminée. Il reste quelques modifications à faire, mais elle est vraiment super.

 

Nous avons reçu chaque élève avec Ya Sampa. Elle les a toutes contrôlées physiquement, pour voir si les familles ne les ont pas excisées derrière notre dos. Elle a fait ça dans une des classes, par terre sur une natte, après que nous ayons pris les filles en photos et contrôlé les informations à notre disposition. A mon grand soulagement, elles sont toutes intactes.

 

Brigitte a passé toutes les matinées en classe et a laissé des commentaires et des conseils. Nous avons organisé la rentrée des 48 élèves, 24 par classe. Dans chacune, il y a 2 maîtresses, une déjà formée par nos soins et une autre en formation.










·       
Balays, la maîtresse responsable qui travaille avec nous depuis le début, s’en sort assez bien et prend son travail à cœur. Elle s’occupe, avec Abibatu, des plus petits en classe B.














·       
Fatmata, avec nous depuis 18 mois, a un peu plus de peine. Elle se partage, avec Elisabeth, la classe A. Ce sont pratiquement tous des enfants qui font leur deuxième année chez nous. 

Les quatre enseignantes se débrouillent, mais il y a beaucoup de choses à mettre en place et à corriger. Il est nécessaire de trouver des personnes bénévoles et passionnées, spécialisées dans ce genre de classe, qui iraient sur place 6 à 9 mois par année.



 

Brigitte partie au bout d’un mois, c’est moi qui ai pris la relève. J’ai institué le Qi Qong, au lieu de l’appel du matin qui ne sert à rien, et les enfants adorent. On a même chanté le mantra « OM » et profité de l’occasion pour enseigner ces deux lettres. Les enfants en redemandent.

Nous avons laissé assez d’instructions et de matériel à utiliser jusqu’à la fin décembre. J’ai donné des devoirs pour janvier. Je vais faire passer un test à chaque maîtresse et leur donnerai un certificat selon ce qu’elles ont retenus. Elles ont besoin d’être stimulées si nous voulons que notre école soit profitable aux enfants.


A propos de l’école primaire et secondaire:

 

A côté de tout ça, il y avait la rentrée des élèves, qui après l’école enfantine sont  passés dans les écoles primaires de Masanga, de Matam, de Rogbeshe, de Mathora et de Rowalla, villages du district, sans compter les élèves du premier programme qui sont en secondaire et en école technique. Tout ça fait un total de 225 élèves.  

Ils ont tous reçu le matériel nécessaire et j’ai été payer l’écolage et l’internat dans toutes les écoles. Les directeurs et les comptables me connaissent bien maintenant et c’est plus agréable et rapide.

 

Les élèves de Masanga et des villages avoisinants passent 1,2 ou 3 ans dans notre école enfantine, puis rejoignent, pour un cursus de 6 ans, les écoles publiques du village, ayant le choix entre l’école chrétienne SDA et l’école musulmane SLMB. Ils restent sous notre contrôle et nous continuons de les suivre régulièrement.

Après ça, ils passent en internat à l’école secondaire, celle de Mathora pour les filles et celle de Magburaka pour les garçons.

 

Les élèves qui vivent trop loin sont inscrits dans le programme, mais ne suivent pas notre école enfantine et commencent  directement l’école primaire dans leur village. Leur système est fait de telle sorte qu’ils ont 3 niveaux en première année, ce qui remplace une école enfantine, mais ils n’ont malheureusement pas du tout le même système pédagogique que nous.

 

 

 

 

 

. 

Les côtés moins agréables et parfois décourageants :

 

Deux petites filles sont hors du programme car une partie de la famille veut qu’elles soient initiées (=excisées). 

J’ai viré trois grands élèves. Un qui a redoublé et a volé des livres mis à disposition des élèves en seniors. Un autre, à qui je payais l’école technique et qui s’était arrangé avec le comptable et allait à l’école secondaire d’à côté. Il m’a juré que c’était son frère qui lui ressemblait énormément mais…c’est mal me connaître. J’ai trouvé l’école, la classe et son nom sur le registre.

Et un autre à qui j’ai payé un an à l’école secondaire et qui n’y est allé que quelques mois.

 

En conclusion :

J’ai décidé de me focaliser maintenant sur le programme contre l’excision et, sauf exception de parents en grandes difficultés économiques, je ne prends plus d’autres élèves.

 

Beaucoup de petites filles peuvent encore être sauvées. Ne me manquent que les moyens financiers. Je fais encore une fois appel à vous. Merci d’en parler à votre entourage, à vos amis, dans les stages ou dans les conférences.     


 
 

Merci à vous tous de faire partie de ce programme qui me tient à cœur, Michèle

 

PS: Voir sur la rubrique "petites filles à parrainer" pour trouver peut-être celle qui vous fait craquer.  

 

 


















 


Par Michèle - Publié dans : Voyages
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Jeudi 27 août 2009
Et oui nous vous ne rêvez pas, c'est bien Ya Sampa, la femme la plus respectée des environs, chef des "Bondos woman" (en bleu)  qui vient proposer 2 petites jumelles dans notre programme. Elle ne veut pas qu'elles soient excisées.


Le succès de notre initiative continue!

Je pars le 11 septembre à Masanga pour 2 mois. Je vais organiser la rentrée scolaire dans la nouvelle école que Michael vient de terminer. Deux classes recevront chacune 24 élèves. 

Notre coordinatrice a une liste d'attente de plus de 20 élèves. Elle doit aller visiter un autre village ces prochains jours.

Alors si vous aussi vous êtes passionés par cette lutte joingnez-vous à nous.

Avec le coeur, Michèle



Par Michèle - Publié dans : Excision
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Mercredi 8 avril 2009







Michael est de retour. Il a travaillé sana arrêt pendant 3 mois afin que l'école puisse être fonctionelle au mois de septembre 2009.
Il a réussi à faire un double toit qui permet à la chaleur de s'évacuer. Une première dans le pays. C'est un plein succès!








L'école comprends 2 grandes classes pouvant accueillir chacune 24 élèves, un bureau et un économat.
Les classes sont séparées par un préau pour les jeux extérieurs en cas de pluie.

Nous cherchons des fonds pour faire l'aménagement intérieur et l'achat du matériel éducatif (jeux, crayons de couleur, peinture, légo, etc...)

Nous cherchons également des bénévoles désirant se rendre dans le pays afin de superviser le travail des enseignantes et de former des profs pour les premières années primaires de l'école du village. 
Toutes vos idées sont les bienvenues.  








Par Michèle - Publié dans : Ecole enfantine
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Lundi 5 janvier 2009

LE    DESSIN























































LE DECOUPAGE



































LE COLLAGE





























LES JEUX








































 





















































Je ressens beaucoup d'émotion en posant ces photos. Des activités d'une classe normale chez nous mais exceptionnelle pour Masanga. Ils n'ont jamais eu de tels jeux. A chaque voyage nous en apportant un maximum.
Une maîtresse de Genève à la retraite nous en a donné une bonne partie. Nous la remercions.

Par Michèle - Publié dans : Ecole enfantine
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Samedi 3 janvier 2009

Chaque voyage est différent et le programme contre l’excision remporte de plus en plus de succès.

L’évolution du pays, se réveillant gentiment de la guerre, se fait ressentir non seulement matériellement mais également dans les mœurs. Les moyens de communication aidant les gens commencent à s’ouvrir. On parle même d’excision, sujet interdit  il y a à peine quelques mois.

Un homme âgé m’a approché un jour lorsqu’il n’y avait personne dans les environs. Il m’a dit que mon programme était bien et qu’il n’avait pas permis de faire exciser ses filles.

 

Le nouveau gouvernement semble faire du bon travail. En tout cas niveau propreté ça a bien changé. Les rues sont presque propres et il y a une amende de Le 100'000 pour qui se fait prendre à pisser dans la rue. Un mois de salaire pour beaucoup. Il paraît qu’il est même interdit de téléphoner au volant, ce qui pour l’Afrique semble incroyable.

Les chinois refont certaines routes et des piliers électriques jalonnent les campagnes, sans être encore en fonction. Se sont les italiens qui plus au nord, construisent une digue.

On trouve plus de magasins. On a même découvert des cuisinières à gaz avec four, des petits générateurs, des bouilloires, des ordinateurs et des écrans de TV plats.

Ce contraste avec la « pauvreté » des campagnes est toujours surprenant. Je mets pauvreté entre guimets car, selon Michael, est pauvre celui qui est handicapé ou malade et n’a pas la possibilité de trouver de quoi manger.


 

Mais je reviens à mon voyage. Je suis partie avec Gudrun et des kilos de bagages, spécialement des jeux éducatifs pour l’école enfantine. Nous nous sommes présentées au check-in confiantes et  prêtes à payer le surplus de bagages, même si très cher.  L’hôtesse à dit que c’était beaucoup mais elle a compris notre intérêt et a fermé un œil sur les 15 kg d’excédent. OUF ! Premier pas positif.

 

Nous avions décidé de passer quelques jours à Freetown, la capitale, pour rencontrer des associations pouvant éventuellement nous aider dans notre lutte contre l’excision.

Notre premier rendez-vous, fixé d’avance, à l’UNICEF c’est révélé très décevant. D’abord les personnes contactées nous avaient complètement oubliées, ce qui nous a tout de même étonnées. Ensuite j’ai cru comprendre qu’elles ne croient pas en notre programme et en la parole des exciseuses.

L’UNICEF milite fortement contre la mutilation et là… ils ne peuvent pas nous aider. Incroyable ! Nous espérons que leur bureau pour l’éducation soit plus généreux. Nous devons leur envoyer une liste de matériel scolaire avec ce dont nous avons besoin.

 

Notre deuxième rendez-vous c’est beaucoup mieux passé. Les femmes de l’UNIFEM sont très sensibles au problème. Elle trouve notre programme très intéressant et nous demande notre budget qui sera envoyé à leur directeur de Dakar. Un peu d’espoir à l’horizon.

 

Lorsque je suis à Masanga je me réveille souvent très tôt le matin et je médite. C’est souvent dans ces moments que j’ai mes meilleures intuitions. En voici un exemple :

Nous avons l’habitude de raisonner avec notre mentalité et notre culture mais je pense que qu’il serait plus subtil de nous mettre dans la culture des autochtones.

Tous le monde se pose la question de quoi vont vivre les exciseuses auxquelles on enlèvera leur gagne pain. Je dis : Erreur !  Faux soucis qui ne nous regardent pas. Le but premier est de faire arrêter la mutilation des petites filles. Pourquoi, avant d’avoir essayé, on y met déjà des barrières ?

Après avoir visité plusieurs villages dans les alentours de Masanga j’ai vu des femmes applaudissant notre programme. Des mères ayant envie d’éduquer leur fille et non de les exciser. Si la majorité des femmes refusent de continuer cette pratique, les exciseuses accepteront leur choix et je pense qu’elles sauront très bien se débrouiller pour subvenir autrement à leurs besoins. 

Aujourd’hui les femmes commencent à avoir le courage de s’exprimer, de s’affirmer devant les vieilles et de refuser de couper leur fille. Les vieilles, dont certaines sont très intelligentes et même sages, commencent également à se rendre compte que l’excision n’apporte rien.

 

Et puis, pour faire vivre un programme du genre, il faut y croire pleinement, aller de l’avant confiant, en suivant son intuition. Seulement ainsi il est possible d’obtenir un résultat positif rapide. C’est ma propre expérience.

 

Un jour nous sommes passées à l’école de Rowalla ou nous y avons une élève. La responsable est une femme. Nous lui avons expliqué les conditions d’admission dans notre programme. Elle a tout de suite dit que par là toutes les femmes excisaient leurs filles mais qu’elle était contre. Sa petite fille n’étant pas excisée nous l’avons acceptée dans le programme.

En partant nous lui avons proposé d’en parler autour d’elle et que si des femmes sont intéressées de nous suivre elles pouvaient nous contacter.

Quelques jours plus tard un groupe d’une douzaine de femmes avec leurs gosses se sont présentées à Masanga après une longue marche de plus de 2h sous le soleil.  Je n’y croyais pas !

Deux jours après, à 8h du matin, un autre groupe aussi important, était devant la porte de notre coordinatrice. Dans l’impossibilité de gérer la situation nous leurs avons dit que nous allions venir faire une réunion à Mathora, leur village.

 








Le dimanche suivant nous parlions devant une centaine de personnes. Alice, notre coordinatrice, a bien expliqué et répété les conditions. Elle ajoute le fait qu’on doit laisser  à un être humain la possibilité de choisir pour sa propre vie. Que si une jeune femme de plus de 18 ans choisi de se faire exciser, ça ne nous regarde plus mais qu’avant cette âge ce n’est pas admissible. Elle ajoute que tous les gouvernements des pays de l’Afrique de l’Ouest vont condamner la pratique et que les personnes dérogeant la loi iront en prison pour 5 ans comme il est de rigueur actuellement au Nigeria.

Un homme âgé relève que plusieurs personnes sont déjà passées pour parler du sujet mais que personnes n’a jamais proposé de solution. Notre programme est le premier à offrir quelque chose de concret. Il ajoute que l’excision n’apporte rien mais que l’éducation beaucoup. Il en est heureux.

La grande chef de Mathora, femme de caractère qui ne me donne  pas trop envie de s’y frotter, a pris la parole pour nous féliciter. Elle tient le même discours que Ya Sampa : l’éducation avant tout.

Vu l’affluence des femmes qui se seraient bousculées pour ne pas perdre la possibilité d’inscrire leur fille nous avons reporté les nouvelles inscriptions pour le début décembre. La maîtresse prendra le nom et les coordonnées des intéressées et nous ferons un choix et établiront une liste d’attente.

L’avantage dans ce village c’est qu’ils ont déjà une école maternelle même si elle est à plusieurs kilomètres. Nous ne devons pas nous préoccuper de la construction. Elle appartient à l’église Free Gospel. Nous y rencontrons un pasteur qui donne les cours qui n’ont rien à voir avec notre système d’enseignement. Il dit ne pas être payé et pense que nous allons tout prendre en charge, les locaux, les enfants et les profs. Son comportement ne nous donne pas confiance. Appât du gain derrière sans doute.

 

Chaque jour je fais un tour dans le village. Je m’arrête ici et là pour dire deux mots, pour serrer quelques mains, ou de m’asseoir avec une ou deux femmes. L’autre jour, en revenant du chantier je me suis retrouvée avec Ya sampa et d’autres vieilles. J’avais un chemisier usé et assez transparent et on devait deviner mes seins. J’ai compris qu’elles en parlaient et disaient « fino » qui veut dire beau. Elles avaient envie de les voir alors j’ai remonté ma blouse jusqu’au cou. Elles les ont admirés et on a bien rit…

J’aime ce contact simple avec ces femmes, les prendre parfois dans mes bras en n’oubliant la sueur et les cicatrices durs et râpeuses de leurs mains, conséquence de la lèpre. 

Le physique se perd pour laisser place au cœur, à une rencontre plus subtile.




 

Le chef de section est venu à Masanga voulant que nous prenions aussi des petites filles de Rogbeshe, son village dans lequel nous n’avons encore aucune inscription.

Nous y passons un dimanche et le lendemain 10 mamans viennent inscrire leurs petites filles.




 





Gudrun qui part le 4 janvier ira visiter d’autres villages des environs avec Alice. Ya Sampa, la chef de Masanga, s’est proposé de les accompagner.

 







A ce jour nous avons touchés 7 villages et 120 petites filles sont inscrites et échapperont ainsi à l’excision.

 
Il ne nous reste qu’à trouver les fonds nécessaire pour assumer et ce n’est pas si facile. Tous vos dons et parrainages sont les bienvenus. Merci d’en parler autour de vous ou de nous donner des adresses et idées.

 

Merci à vous tous car seule je n’aurais jamais pu mettre ce programme sur pieds.


Le 3 janvier 2009, Michèle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Michèle - Publié dans : Voyages
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  • : EXCISION DES PETITES FILLES DE MASANGA Lors de mon dernier voyage à Masanga j'ai été confrontée à l'excision des petites filles. Elle se pratique généralement entre 3 et 5 ans. La période propice est de février à avril. Comment repartir en sachant
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