Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
7 juillet 2008 1 07 /07 /juillet /2008 12:23
                              

Ca y est nous avons créé une association. Vu le succès de ce programme, surtout en ce qui concerne l'excision, je n'arrivais plus à suivre. Encore merci à tous de l'aide précieuse que vous nous apporter, Michèle

 

Les membres fondateurs :      
      
Moreau Michèle, St-Gingolph

 

Cissé Fodé, St-Gingolph                

 

Comtat Gisèle, Collex-Bossy                       

 

Jozelon Jack, Chênes-Bougeries     

                                  

Bracher Rose-Marie, Ollon              

 

Berguerand Anne, St-Gingolph        

                                  

Berguerand Daniel, St-Gingolph    

 

 

 

           

 

 

 

Repost 0
Published by Michèle
commenter cet article
25 avril 2008 5 25 /04 /avril /2008 12:05

Tous les jours je découvre quelque chose de nouveau.

En fait lorsque les villageois disent qu'il n'y a pas eu d'excision à Masanga cela veut dire qu'il n'y a pas eu, depuis deux ans, de grand rituel d'excision. 

C'est quoi un grand rituel ? C'est des excisions en masse ou une quantité de filles sont excisées le même jour dans un lieu retiré. Après environ une semaine elles reviennent au village avec leurs mères, grands-mères et exciseuses, que des femmes bien entendu, afin de faire la fête. 

C'est ce genre de cérémonie qui ne ce fait plus.

Reste des parents croyant fermement à la nécessité de faire exciser leur enfant et qui le font discrètement à la demande. Même si cette pratique me rend dingue je ne peux rien faire sauf accepter leur choix et me dire que les temps changent et qu'il y en aura de moins en moins.

J'ai réussi à faire un grand pas en respectant leur choix et c'est comme ça que j'ai épargné l'excision à plus de 50 filles. Je reste donc positive et regarde en avant, sautant de joie chaque fois qu'une nouvelle maman tape à ma porte.

Quatre autres villages sont au courent du programme et commence à présenter leur petite fille et ça c'est génial!



Aujourd'hui il y a plus de filles excisées mais dans 5 ans il y aura plus de filles non-excisées ce qui influencera de beaucoup la population.

Alors ne baissons pas les bras et allons-y gaiement, Michèle

Repost 0
Published by Michèle - dans Excision
commenter cet article
9 avril 2008 3 09 /04 /avril /2008 18:37

      Merci Alain pour cette image qui parle d'elle même!

Repost 0
Published by Michèle - dans Excision
commenter cet article
28 mars 2008 5 28 /03 /mars /2008 18:59
 
Ca y est la construction de l'école a commencé!

Nous avons acheté un coin de jungle. C'est là que les femmes se réunissaient parfois pour les cérémonies d'excision.  Aujourd'hui le terrain de l'horreur, défriché, devient un beau terrain ombragé par des palmiers. Il deviendra un lieu paisible accueillant une cinquantaine de fillettes en pleine santé et remplies de joie de vivre.
Il est situé juste derrière la maison de Ya Sampa, l'ex exciseuse. Lorsque je lui ai demandé si ça ne la gênait pas elle a répondu qu'au contraire elle était heureuse de voir toutes ses petites filles se rendre heureuses à l'école.
Elle va même surveiller les lieux.


Tout d'abord nous avons dû traiter avec les divers propriétaires et
tous leurs héritiers (en Afrique ça fait beaucoup de monde) ainsi que le chef du chef du village et celui de section, des amis et des témoins, ce qui fait un paquet de gens.
Un contrôleur des mensurations est venu de la ville plusieurs fois.

Les propriétaires voulaient nous donner le terrain, ce qui veut dire prêter chez eux. De cette manière ils pouvaient aussi nous le reprendre à tous moment.
"Pas question! Sinon je vais construire l'école dans un autre village!" Ils ont vite compris ma détermination.
Enfin nous sommes tombés d'accord pour un montant de 3'000 $ pour une superficie d'environ 3700m2. Le moment des signatures arriva. Comme les anciens ne savent pas écrire il ont mis l'emprunte de leur pouce en bas de page.

Nous avons engagé des gens du village pour défricher le terrain. Des élèves de secondaire en congé se sont joints à eux.

James, un garçon à qui nous avons payé une école de construction et un maçon, ont aidé Michael à la construction. 

Pour économiser et avoir tout de même du
solide ils ont utilisé du ciment mélangé au sable et à l'eau de la rivière. Tout le monde a participé. Les femmes les premières se sont mobilisées pour aller chercher l'eau à la rivière, 300m plus bas. D'autres ont préparé du riz pour tous.  




Ya Sampa a déposé sa pierre solennellement et puis ce fut le tour d'une petite fille et les autres ont suvi.





















Chaque enfant a apporté fièrement son caillou pour les fondations.
 






Aujourd'hui les murs sont montés. Les enfants se réjouissent de pouvoir jouir de leur nouvelle école.

Nous devons maintenant trouver l'argent pour faire le toit, le crépiçage, les sols; acheter les tableaux, les tables et les chaises et tout le matériels éducatifs.
Nous avons également besoin d'une maison pour nos séjours prolongés et ceux de nos amis en visites et d'une autre pour accueillir les orphelins ainsi qu'une salle d'animation avec cuisine. Un véhicule 4X4 nous devient indispensable.

Nous cherchons également des bénévoles bricoleurs, des poseurs de panneaux solaires, des enseignants spécialisés dans la petite enfance, et toute aide proposée.


Je ne désespère pas, je suis certaine d'y arriver. J'ai confiance en la vie et en votre générosité.

MERCI A TOUS pour eux!
Repost 0
Published by Michèle - dans Excision
commenter cet article
14 janvier 2008 1 14 /01 /janvier /2008 19:03
Mon voyage à Masanga, du 9 novembre 2007 au 9 janvier 2008
 
Indirai ! C’est comme ça que l’on dit bonjour le matin à Masanga. Je reviens juste de passer deux mois dans le village. Ce fut très intense à bien des niveaux.

2007-2008-165.jpg

 

 Elles sont trop géniales mes petites nanas!

Le premier moment d’émotion fut à notre arrivée. Devant les 29 petits élèves de la nouvelle école enfantine dans leur petit uniforme orange et violet chantant pour ma bienvenue les larmes de joie ont coulé plus que d’habitude. Quelle victoire !
L’exciseuse était aussi au rendez-vous. Elle m’a prise dans les bras et nous avons dansé ensemble.
Tout le village et les écoliers se sont joints au défilé pendant plus d’une heure nous accompagnant à l’hostel, la pension, située sur la colline au bout du village. 

 

Un chant de bienvenue! 2007-2008-c-059.jpg

 

L’école enfantine est ouverte depuis fin septembre. Elle y reçoit 25 fillettes et 4 petits garçons. Six autres filles sont déjà en primaire. Ce sont donc 31 filles qui sont sauvées de l’excision depuis le début de cette aventure en février 2007. Et maintenant il y a toutes les autres en attente. Les parents ne les excisent pas dans l’espoir qu’un jour elles soient acceptées dans le programme.
Et ce n’est que le début ! En septembre 2008 nous ouvrons deux classes de 24 élèves. Une le matin et une l’après-midi. Il est urgent d’accepter le plus de fillettes possible.
A la fin de la séance d’inscription des parents étaient mécontents de ne pas avoir eu une place pour leur fille mais je sais qu’ils attendront l’année prochaine avec impatience.
 
Nous avons trouvé un terrain pour construire une école avec deux classes et un préau couvert pour les jeux extérieurs.
2007-2008-369.jpgDevinez où se trouve le terrain ? Juste en dessous de la maison de Ya Sampa, l’exciseuse. C’est aussi là-bas qu’elle allait se cacher pour pratiquer les rituels d’excision. Les enfants passeront devant sa maison pour se rendre en classe et elle en est très fière. Elle est complètement de notre côté et nous appuie auprès des villageois.
Michael est resté là-bas. Il est en train de parlementer avec les chefs, les propriétaires et toutes leurs familles pour l’achat. Il va essayer de commencer les soubassements dès que possible.
 
Comment suis-je arrivé à tout ça ? La réponse que Ya Sampa, nom très répandu chez les exciseuses, a donné à mon mari, c'est que c'est grâce au bon sourire que je lui donne. Je l’accepte et l’embrasse comme elle est et avec ce qu’elle a fait. Je ne la juge pas et ne lui impose rien.
J’ai juste fait une proposition: échanger l’excision contre l’éducation, en disant que pour moi leur réponse ne changerait rien dans ma vie.
A mon arrivée je lui ai offert un pagne, du poisson séché et des oignons pour la remercier de sa collaboration. Elle m’a bien précisé qu’elle avait pris elle même la décision d’arrêter de pratiquer et que se ne sont pas des millions de dollars qui l’aurait fait changer d’avis.
Elle doit faire une grande cérémonie avec d’autres exciseuses des environs et de son village natal afin de pouvoir être libre. J’ai compris que pour devenir exciseuse il faut passer par tout un rituel et il en est de même pour arrêter et sortir du clan. 
Je lui ai dit que j’en assumerais les frais.2007-2008-c-023.jpg
 

 

 


Même l'exciseuse est venue me recevoir. C'est devenu ma copine. On s'aime bien et on fait bon ménage.

 

Une fameuse exciseuse de Makeni, ayant entendu parler de l’ouverture de cette école à la radio est arrivée avec ses copines pour en exiger la fermeture immédiate.
Ya Sampa a répondu tranquillement que si elle faisait une chose pareille elle devrait assumer la scolarité de toute ces petites filles. Pauvre comme elle est comment ferait-elle ?
L’autre est repartie bredouille ! L’école fonctionne à merveille et j’espère bien en ouvrir d’autres.
 
Nous avons visité Mabumina, un autre petit village à une demi-heure de chemin à travers la brousse. 2007-2008-354.jpg
Les parents commencent également à nous proposer leurs filles et sont favorables à l’arrêt de cette pratique ancestrale. Le chef nous a félicité de notre initiative. Margaret, la plus grande de nos élève, a parlé aux villageois. « Je souffre assez à cause de cette mutilation, ma mère a trop souffert et toutes nos femmes ont trop souffert, c’est le moment d’arrêter cette pratique ! ».
Les gens ont applaudi. Deux femmes, exciseuses, étaient présentes. J’ai demandé ce qu’elles pensaient de ce programme, comment elles ressentaient ça. Elles ont applaudi, une façon bien à elles de montrer leur contentement et de dire merci. J’ai distribué quelques habits pour leurs enfants et quelques petits sous pour aider les femmes. Nous sommes revenus avec un poulet bien vivant.
 
J’ai trouvé une coordinatrice, Alice Fortune. Elle est médecin assistante et son rêve est d’arrêter l’excision dans son pays. Elle a été excisée mais s’est toujours battue pour que ses deux filles ne le soient pas. Je lui ai ouvert une porte, elle va pouvoir explorer plus loin, témoigner de son vécu, convaincre d’autres femmes.
Elle travaille actuellement à l’hôpital de Masanga. Elle contrôlera régulièrement les enfants, soit lors de leur passage pour une maladie soit pour un check-up annuel. C’est génial ! 
 
Juste avant de partir nous avons rencontré le chef d’un village en bord de mer. Il est tout a fait favorable à l’ouverture d’une école de ce genre sur ses terres. Il a même un terrain à nous proposer. Nous allons explorer les possibilités. Teresa, une italienne, est déjà sur place prête à collaborer.
 
Y aura-t-il bientôt plusieurs écoles du genre et une diminution rapide de la mutilation génitale en Sierra Leone ? Je l’espère de tout cœur. Une radio locale, Cotton Tree,  en parle régulièrement et nous soutient. 
 
Cette année trois personnes m’ont accompagné : Gudrun, une amie suisse, marraine d’une élève de Masanga qui me soutient beaucoup dans ce programme. Maïya, une jeune femme spécialisée dans l’enseignement des petits enfants et Vincent, un jeune agriculteur. 2007-2008-c-070.jpg
Maïya et Gudrun se sont levées tous les matins à 7 h pour se rendre à l’école. Elles ont formé la maîtresse qui n’avait aucune idée du fonctionnement d’une école enfantine. Elles ont apporté tout leur savoir afin que le niveau pédagogique devienne un exemple dans le pays. L’école a pris vie. Elle est tapissée par les dessins et les peintures des enfants.
C’est la première école de ce genre en Sierra Leone, à la fois par le fait qu’elle combat l’excision, et pour son niveau scolaire et le fait que tout y soit gratuit donc accessible à tous. 
 

 Les enfant passionnés par les chants de Maïya.2007-2008-c-292.jpg

Le jour de la fermeture nous avons invité les représentants du village et le chef de section pour une réunion de parents, élèves et comité. Un plat de riz traditionnel a été servi ainsi que du pop corn et des boissons à chaque enfant. 
Nous en avons profité pour rappeler les conditions et les règles de l’école.  A ce moment le grand chef m’a demandé ce que je pensais de la circoncision chez les garçon.
J’ai, en quelques mots simples, expliqué qu’il n’y avait pas de comparaison.  Lors de la circoncision on enlève un peu de peau et le résultat est un manque de sensibilité dû au frottement du gland découvert contre les habits. L’excision au contraire est une mutilation qui  enlève tout le plaisir à femme, provoque des terribles douleurs, des infections, des problèmes urinaires, des accouchements parfois impossibles et parfois la mort. La femme n’a aucun plaisir lors des rapports sexuels et donc le mari moins de satisfaction.
Mon mari a eu la trouille en me voyant me lancer dans le sujet si ouvertement. L’exciseuse à eu un petit sourire, les villageois ont écouté bien silencieux et à la fin de mon explication le grand chef m’a serré la main pour me remercier de lui avoir enfin permis de comprendre quelque chose.  
Je crois que c’est la première fois que les gens du village entendaient parler du sujet en public et même tout court.
 
Durant ces deux mois j’ai terminé la restructuration de l’école, avec un menuisier et quelques grands élèves du premier programme. Nous avons utilisé des nattes tressées locales préservant la simplicité des lieux.

2007-2008-c-212.jpg Les grands élèves m'ont bien aidée. 

J’ai acheté et distribué tout l'équipement nécessaire: matériel pédagogique, uniformes, chaussures et tenues africaines pour Noël. J'ai aussi payé la maîtresse et son aide. Alice nous a trouvé une vraie assistante qui a commencé le 7 janvier. 
 
Hawa, la cuisinière, prépare des bons petits plats variés avec Mariama car les enfants sont nourris chaque jours en fin de matinée. Ils ont appris à se laver les mains avant de manger, à faire la queue pour recevoir leur assiette et à se servir d’une cuillère.
 
En ce qui concerne le premier programme de scolarisation, j’ai envoyé deux grands élèves à l’école technique. Ils sont heureux de commencer une formation d’électricien. Comme tout est à reconstruire dans le pays je pense qu’ils auront un métier leur permettant de bien gagner leur vie.
 
Les autres élèves vont tous bien et remercient et saluent tous leurs parrains/marraines. Ils ont reçu tout ce dont ils ont besoin. Cette année j’ai fait faire, pour les garçons, un uniforme de cérémonie composé d’un pantalon blanc, d’une chemise blanche à longue manche, d’une veste bleu-nuit et de chaussettes blanches. C’est la première fois qu’ils seront vêtus de la sorte et s’en font une joie. Michael va les leur remettre et fera des photos.
 
Ce programme rempli ma vie. Donner un petit peu de moi, de mon temps et quelques petits sous provoque des retombées si importantes que ça me donne la force de continuer toujours plus loin. L’envie de me battre pour ces enfants qui ont moins de chance que les nôtres, pour ces futures femmes afin qu’elles puissent enfin vivre libérées des vieilles traditions mutilantes.
 
Comment j'ai eu du succès là ou de nombreuses associations ont échoué ?  Peut-être juste en partageant complètement ma vie avec ces gens, en les prenant dans mes bras sans peur des maladies, en les aimant tout simplement. Et puis grâce à votre aide car sans vous tous je n’aurais rien fait.
  DSC00075.JPG
Comme il est facile de s’oublier dans une aventure pareille j’ai décidé de prendre des petites vacances juste pour moi. Je vous retrouverai mi-mars.
 
Merci à tous et bonne année 2008, 
Michèle Moreau
 
 
 

  
Mes coordonnées bancaires si vous voulez participer vous aussi à cette lutte. Vous avez le choix de parrainer un enfant, de parrainer le programme ou de faire un don. Pour 20 € par mois vous sauvez une fillette de la mutilation génitale.  

Pour la Suisse en Frs : Banque Raiffeisen du Haut Léman, 1895 Vionnaz, Switzerland
CB 80588 / CCP 19-2664-3
Nom : Michèle Moreau, La Vigne C, 1898 St-Gingolph, Suisse
Numéro de compte:   CHF 61387.60
IBAN. CH77 8058 8000 0061 3876 0 CHF                          SWIFT: RAIFCH22
 
 
Pour la France en Euro : Banque Crédit Lyonnais, Immeuble Le Cordelier, 16 av. J.Leger, 74500 EVIAN LES BAINS, France
RIB : Banque 30002, Indicatif 01749, Numéro de compte : 002195V, Clé 88
IBAN: FR10 3000 2017 4900 0000 2195 V88                    BIC: CRLYFRPP
 
 
Repost 0
Published by Michèle - dans Excision
commenter cet article
31 octobre 2007 3 31 /10 /octobre /2007 08:05

C'est simplement génial! La maman de mon mari, ci-dessus en ma compagnie, est très impliquée dans la "bondo society". Elle veut montrer l'exemple autour d'elle.  Alors elle recherche sa fille ainée qui a une petite fille de 2 1/2 ans. Elle veut la sauver de l'excision. Et à Masanga, ce que décide une grand-mère de cette envergure ça ne se discute pas.

Les petites filles ont commencé l'école mi-septembre. Ce fut la fête au village. Des familles des environs sont venues s'informer.  Plusieurs parents proposent leurs enfants en décidant de ne pas les faire exciser.

On me demande souvent s'ils tiendront leur promesse. Je pense que oui. L'enjeu est bien trop important pour eux. Notre coordinateur dit que les femmes ne jouent pas avec une décision aussi importante.

Les femmes applaudissent et dansent lorsque j'annonce le nouveau programme contre l'excision.

 

Je ferai tout de même faire des contrôles de temps en temps. Il y a un service pédiatrique au nouveau dispensaire tenu par une infirmière. Lorsqu'un enfant aura besoin d'une consultation elle sera également examinée.

Et si l'une d'entre elle est excisée en cachette ? Et bien elle sortira du programme. C'est dur mais impératif sinon je ne serai plus crédible. La fillette pourra toujours rejoindre un jour le premier programme de scolarisation qui n'a pas la même condition d'admission.

Je pars dans une semaine. Je n'arrive pas à fermer mes 3 valises tellement j'emporte de matériel pour l'école enfantine. Je me réjouis de voir ces petites et je vous rapporterai  plein de photos.

J'ai toujours besoin d'aide de toute sorte. Je pars cette année avec une éducatrice de la petite enfance qui formera des femmes sur place et puis un jeune agriculteur qui va donner des conseils aux villageois.

Et puis l'argent me manque pour en sauver d'autres car ce n'est plus qu'une question de sous ou presque.

A bientôt, Michèle

 

 

Repost 0
Published by Michèle - dans Excision
commenter cet article
17 septembre 2007 1 17 /09 /septembre /2007 16:46

 

J'ai encore de la peine à y croire.

L'exciseuse, chef du clan des Bondos, semble d'accord d'arrêter totalement les rituels d'excision à Masanga.

Elle demande seulement qu'on lui "lave les mains" ce qui voudrait dire qu'on l'indemnise car elle n'aura plus de revenu.

Je pars le 9 novembre pour deux mois et je vais voir ce que je peux faire  pour l'aider afin qu'elle puisse subvenir à ses besoins en arrêtant de mutiler toutes ces petites.

Je vais également essayer de la faire parler avec les femmes des villages environnants. Mon projet c'est d'agrandir de plus en plus le rayon d'action mais je dois y aller doucement sans heurter qui que se soit. J'ai contacté quelques associations qui j'espère s'associeront à ma lutte. J'ai ouvert une porte, j'attends que l'on me suive.

Une salle de classe pour l'école enfantine a été rénovée . La direction des écoles doit venir faire un état des lieux mais ils sont en retard à cause des élections qui bloquent tout le pays. C'est l'Afrique! De toute façon ce qui m'intéresse avant tout c'est de stopper l'excision. Que les fillettes rentrent dans leur école en septembre ou en octobre ça n'a pas beaucoup d'importance.

Une éducatrice de la petite enfance va m'accompagner ainsi qu'une ancienne institutrice. Elles vont former du personnel. Apprendre à utiliser ce qui est dans la nature pour jouer et créer.

La maison d'accueil est toujours en projet. Nous allons chercher le terrain et puis, j'espère en janvier, commencer les fondations. Nous suivons le rythme du pays et des finances.

Dès qu'elle sera terminée je chercherai des bénévoles intéressés à y rester quelques semaines ou quelques mois. Ils pourraient s'occuper des enfants, de l'école et seront libres de créer selon leurs connaissance et leur ressenti.

Ce programme me remplit énormément. En tant que femme je suis très heureuse de pouvoir mener ce combat et je vous rappelle que vous êtes tous et toutes les bienvenus.

Je vous donnerai plein de nouvelles en début d'année avec des belles photos.

Merci à tous ceux qui m'aident déjà, Michèle

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by Michèle - dans Excision
commenter cet article
25 mai 2007 5 25 /05 /mai /2007 22:30

L'assistante de l'exciseuse en chef, accompagnée par des villageois, a téléphoné à la maison pour me remercier de mon initiative et me confirmer que cette année il n'y a pas eu de rituel d'excision à Masanga. OUF! Nous avons gagné une première bataille!

 

 

Les villageois nous ont également proposé une salle pour commencer l'école enfantine en septembre. Ceci prouve leur bonne volonté.

 

Nous avons trouvé une maîtresse d'école qui est fière et honorée de pouvoir s'occuper des 30 petites filles sauvées de l'excision.  Et oui vous avez bien lu : 30.  Au départ il y en avait bien 10 mais de plus en plus de parents ont frappé à la porte et j’espère qu’il y en aura d’autres. J'ai trouvé déjà 20 parrainages mais je suis certaine que je trouverai des parrains et marraines pour les 10 autres.

A Masanga j'ai aussi rencontré Kate, une femme excisée de force. Elle vit au Danemark.  Nous nous étions perdues de vue mais elle a retrouvé mon numéro de téléphone. En tant que noire elle a de la peine à trouver de l'argent en Europe et moi en tant que blanche je suis moins crédible en Afrique. Je pense qu'ensemble nous pouvons former une bonne équipe et aller encore plus loin.

Elle a fait un superbe film racontant sa vie et recueillant des témoignages intéressants. Elle cherche un éditeur qui ferait le travail bénévolement afin que la totalité des gains servent à sauver d’autres petites filles. Avis aux  grands cœurs !

J'ai contacté plusieurs associations et j'ai lu des livres incroyables tel que "Mutilée" de Kadhi et "Exciseuse" de Natacha Henri et Linda Weil-Curiel.

Vous rendez-vous compte que pour le prix d'une pizza et d'un coca par mois vous sauvez la vie émotionelle, sexuelle et parfois la vie tout court d'une petite fille ?

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by Michèle - dans Excision
commenter cet article
7 mai 2007 1 07 /05 /mai /2007 09:56

Une autre victoire après quelques soucis!

Ca y est, j’ai enfin une salle pour commencer l’école maternelle en septembre ! Et pas n’importe laquelle. Ce sont les villageois qui me la mettent à disposition. Tout ça montre encore une fois l’intérêt et la motivation pour ce programme.

Et puis ce ne sont plus 14 élèves qui vont se présenter mais plus de 30 ! Il semblerait que les parents apprécient ma proposition : l’enseignement contre l’excision.

Ce ne fut pas facile, comme souvent en Afrique. Lorsque j’ai parlé de mon  programme contre l’excision, l’administrateur du nouveau dispensaire, qui est tout à fait pour, a proposé de mettre une grande salle à ma disposition.

Je devais la refaire complètement, du toit au sol en passant par les vitres, la peinture, les toilette, etc…

J’étais prête à investir un peu d’argent mais j’ai voulu des garanties quand à la durée d’occupation. Et là…aucune.  Il a planifié de l’utiliser pour former du personnel hospitalier et en aura besoin dans peut-être 6 mois voire 1 an.

Il n’est absolument pas question que j’utilise l’argent que je reçois sans avoir des garanties ou de le gaspiller. J’ai donc décidé de laisser tomber. Je me suis retrouvée avec mon programme sur les bras, de plus en plus d’élèves et aucune salle.

Je suis assez du genre à piquer ma crise, sortir ma colère mais pas de baisser les bras et surtout pas pour ça. Je réussirai !

J'ai pensé construire une salle toute simple avec les moyens du bord et puis j'ai laissé faire le temps.

Après avoir longuement réfléchi mon mari a eu l’idée d’en parler aux villageois et nous avons enfin notre salle d’école.

Les travaux pourront commencer pendant les vacances scolaires d’été et nos étudiants de secondaires avec leurs amis et familles pourront nous aider.

L’idée que tout le monde s’investisse me paraît saine et y donne encore plus de valeur.

Tout ceci prend forme grâce à vos dons.

Je vous remercie infiniment. J'espère en recevoir encore plus afin de construire un bâtiment complet recevant 2 classes, un bureau, une cuisine et les toilettes. Je voudrais intégrer ça dans un orphelinat car de plus en plus d'enfants se retrouvent seuls.

Durant la guerre les parents ont fuit laissant les petits chez les grands-parents. La plupart ne sont pas revenus.

Aujourd'hui les vieux meurent et laisse des gosses seuls sans ressources. J'en ai quelqu'uns dans mon programme de scolarisation. Je les "case" chez la mère de mon mari ou chez notre coordinateur mais ça devient trop lourd pour eux.

Il devient donc urgent de construire un orphelinat. Je voudrais y intégrer 2 salles pour l'école maternelle. Avec 30'000 euro ça devrait pouvoir se faire!

 

 

Je compte sur votre aide. Ensemble nous pouvons faire beaucoup.

Voir site: http://masanga-assistance-scolaire.com/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by Michèle - dans Excision
commenter cet article
5 mars 2007 1 05 /03 /mars /2007 13:45

Le but premier est de motiver les parents à ne plus exciser leurs petites filles. De leurs proposer à la place un programme d’éducation.

Ils sont si démunis qu'ils seront heureux que je donne à leurs enfants une chance de s’en sortir.

 

 

Le niveau scolaire est très bas. Des enfants de 1ère et 2ème années sont incapables de tenir un crayon, de faire un dessin ou de tirer des traits. Ils n’ont aucune créativité. C’est ce qui m’a donné l’idée de fonder une école préparatoire.

Ne sachant comment pénétrer dans le milieu secret de l’excision j’ai décidé tout simplement que je prendrais cette excuse pour y intégrer les petites filles promises à l’excision sans mon intervention.

Fonctionnement de l’école maternelle:

Elle recevra des petites filles non excisées et 5 petits garçons pour mélanger l’énergie. J’avais prévu un total de 14 élèves mais je devrai augmenter très vite car de plus en plus de parents viennent proposer leurs fillettes.

 

Orlando, le jeune handicapé polio qui se charge pour l’instant des cours d’appui l’après-midi s'en occupera le matin. Je chercherai quelqu’un pour l’aider. L’idéal serait de trouver des jeunes bénévoles de chez nous ayant envie de vivre l’aventure pendant quelques mois. Ca apporterait une ouverture et pleins d’idées.   

 

 

Les enfants sont rarement nourris dans leurs familles le matin. Ils doivent souvent attendre jusqu’à 18h le seul repas de la journée. C’est pourquoi je veux leurs offrir un lunch. Il y aura bien une femme qui sera contente de gagner quelques sous en cuisinant pour eux.

 

J’ai envie de leurs apprendre à faire germer des lentilles, que l’on trouve sur place. J’achèterai des nattes pour qu’ils puissent jouer parterre et faire des cabrioles. Curieusement ils ont des corps très rigides.

J'ai trouvé des tapis puzzle avec des chiffres et des lettres et puis des bouliers pas très chers.  On fera aussi de l’observation  de la nature, à l’extérieur. Il y a des beaux papillons à Masanga. Et puis il y a le chant, et la fabrication d’instruments simples…bref, les idées viennent et si vous en avez d’autres merci de me les envoyer.

Lorsque les enfants seront prêts ils pourront alors rejoindre l’école du village mais toujours sous ma protection ! A moins que…mais ça c’est encore à l’état de rêve. Je voudrais construire ma propre école privée et y choisir mes profs. J’en ai déjà deux en vue…Une classe de la 1ère à la 3ème année et une de la 4ème à la 6ème .   Avec un effectif réduit ça doit être jouable ! L’avenir nous le dira. En attendons commençons par aider ces petites. 

 

En attendant il nous faut au plus vite:

1 ou 2 classes , 1 bibliothèque , 1 bureau , 1 coin à manger , 1 cuisine , 1 sanitaire

Fabrication par le menuisier du village de 6 tables et 24 petites chaises, d’un bureau , de  4 chaises, d’étagères  et d’armoires de rangement

Nattes pour le sol   ( 8 x )

Gourdes pour l’eau solaire, bols, cuillères, tasses

Sceaux, cuvettes, pots, linges

Uniformes (3 par année), violet et orange

Sandales (3 paires par année)

Peinture, crayons, papier à dessiner, cahiers, livres, matériel de bricolage et jeux éducatifs

Matériel de nettoyage

Les villageois, par l’entremise du chef, devraient nous fournir le terrain à très bas prix.  Nous devons trouver  les fonds pour la construction. Nos jeunes élèves nous aideront volontiers pendant leurs vacances.

 

Tout ça coûte de l'argent. J'ai donc besoin de votre aide.

Merci de me contacter chez michele.moreau@hotmail.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by Michèle - dans Excision
commenter cet article

Présentation

  • : Excision
  • Excision
  • : EXCISION DES PETITES FILLES DE MASANGA Lors de mon dernier voyage à Masanga j'ai été confrontée à l'excision des petites filles. Elle se pratique généralement entre 3 et 5 ans. La période propice est de février à avril. Comment repartir en sachant
  • Contact

Recherche

Articles Récents

Liens