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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 15:36
     
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Ca y est nous avons organisé et financé la 3ème cérémonie des femmes Bondos SANS la pratique de l’excision. Nous préservons ainsi une tradition ancestrale se composant de danses, de chants et d’enseignements sous forme de jeux-théâtrale. L'intétêt est que tout s'y fait comme d'habitude sauf la pratique de l'excsion.
L’atmosphère de ce regroupement de femmes est très puissante et un peu hypnotisante.  Après une semaine on a envie d’y rester.
 
 
 
 
 
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En décembre 2011 je suis partie à Masanga avec Renata et Janny. Elles avaient envie de goûter à une cérémonie Bondo. Pas seulement de loin mais d'y participer pleinement, d'en faire l'expérience vivante. Je crois qu'elle sont enchantées de ce qu'elles ont vécus. J'espère qu'elles nous enverrons leurs impressions.
Ce nouveau type de cérémonie dure une semaine au lieu de deux ou trois car il n’y a pas besoin d’attendre la cicatrisation des filles. La veille tout le monde danse avec les sampas, les exciseuses qui n’exciseront pas, les filles et leur famille.      
  

Tard dans la nuit femmes et filles se rendent en cortège devant la maison bondo. Au son des tamtams les filles rentreront l’une après l’autre à l’intérieur traversant une haie de femmes chantant à tue-tête. On n’en ressort pas !
       
Les sowés (exciseuses) enduisent chaque nouvelle fille de craie blanche avant qu’elles se trouvent une place pour dormir sur une natte à même le sol.

Le matin à l’aube tout le monde se rend dans la forêt. Il fait frais à cette saison alors on se couvre avec ce que l’on trouve et on fait du feu pour se réchauffer. Il arrive parfois, malgré le froid,  que l’on se rende à la rivière ou dans les marais pour s’imprégner de la nature, laisser son corps nu rentrer en contact avec l’eau.    

 

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Contrairement à la vie de tous les jours ici on mange trois fois par jour. Le matin des mamans apportent des bouillies ou des femmes du village profites de vendre des petites préparations locales à bas de manioc, de pois  ou de farine blanche.  A midi et le soir nous avons engagé des cuisinières qui préparent dans d’énormes casseroles. Les plats : du riz avec des sauces à base de feuilles de manioc, de feuilles de patates ou de courges, de concentré de tomate, piment, oignons et cubes de Maggi le tout agrémenté de petits morceaux de poisson séchés ce qui donne un peu le même goût à chaque aliment.     

         

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Les danses sont entrainantes et cette-fois mes copines ont eu droit à un vrai costume, chapeau inclus. On apprend à bouger le corps, surtout au niveau de la colonne, des épaules et du bassin. Ce qui semble tellement facile pour eux l’est beaucoup moins pour nous. On voit vite nos blocages autant physiques que du paraître. Chez eux pas de gêne, on y va et c’est parfait. Les chants traditionels se succèdent ainsi que toutes sortes d'activités que je vous laisse découvrir en images.

 

 

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Cette année les sowés de Magburaka sont venues avec leur petites sampas, qui on un foulard rouge et qui ont dansé comme des reines. Pour devenir sampa il faut des années d’entrainement strict.

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Personne n’échappe à la séance de purification qui commence par des chants sacrés. Un liquide fait de feuilles médicinales et recette secrète a été préparé par les sowes. 

 

 

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Le dernier jour tout le monde de blanc vêtu fait le tour du village en chantant et avisant les familles que bientôt chacune retournera à la maison. La fête commence et même le démon est de la partie!

 

 

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Retour en brousse pour se débarbouiller et devenir princesse avec des vêtements tout neufs y-compris chaussures et bijoux.  

 

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Financer de plus en plus de cérémonies de ce genre me semble le moyen le plus intéressant pour changer les habitudes car il me semble que l'excision est devenu plus une habitude qu'une tradition.  A chaque occasion je rappelle aux sowes (exciseuses)  que le jour où la loi qui interdira l’excision en Sierra Leone passera, les femmes qui suivent ma proposition ne perdront rien mais au contraire celles qui continuent d'exciser  perdront leur tradition, leur statut, leur gagne-pain  et la liberté car elles se retrouveront en prison.  MEA-decembre-2011-386.jpgJe vous remercie infiniment pour vos dons et votre participation à ce programme, Michèle

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Published by Michèle - dans Excision
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  • : EXCISION DES PETITES FILLES DE MASANGA Lors de mon dernier voyage à Masanga j'ai été confrontée à l'excision des petites filles. Elle se pratique généralement entre 3 et 5 ans. La période propice est de février à avril. Comment repartir en sachant
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