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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 16:49
A la demande de l’Association Masanga Education Assistance, j’ai passé deux semaines à Masanga , Sierra Leone, pour faire un reportage photos, début septembre, période de la rentrée scolaire, sur les 250 enfants pour lesquels l’ONG prend en  charge tous les frais d’éducation.
Pour les 64 fillettes des quatre classes enfantines de Masanga, directement gérées par MEA, ainsi que pour certaines filles des écoles voisines, les parents et les autorités locales se sont engagés à ne pas les faire exciser en échange de l’éducation gratuite.
Première surprise, plutôt désagréable: Le visa délivré par le Consulat à Genève n’est pas valable: ancienne formule; Discussions, palabres, refus de payer à nouveau, etc.. Enfin un visa provisoire pour cette fois-ci est délivré.
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Deuxième surprise mais agréable: l’aéroport de Freetown est situé sur une île, et il faut prendre un petit bateau rapide pour rejoindre le continent. A marée basse, le bateau ne peut accéder au ponton et les passagers et les bagages sont transbordés dans les bras ou sur les épaules d’employés. Le trajet prend 30 minutes.
 
La ville de Freetown ne présente aucun intérêt. Elle est sale et bruyante, voitures et motos klaxonnant sans arrêt. Les rues, autrefois goudronnées, sont défoncées, la conduite est difficile, voire impossible la nuit. L’argent est changé au noir dans les rues : on est vite millionnaire en monnaie locale.
Quatre à cinq heures sont nécessaires pour traverser Freetown et effectuer les 180 km  du trajet jusqu’à Masanga  sur une bonne route, sauf les 25 derniers kilomètres sur une piste en sable et terre. Le paysage est partout le même : palmiers, herbes hautes, buissons, cultures de riz.
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Quel accueil dans les villages et à Masanga même ! Les femmes et les enfants se portent au-devant de la voiture, en chantant, en dansant, en embrassant tout le monde. C’est la fête! Et quelle ambiance! Nous sommes escortés jusqu’au la maison des bénévoles au centre.
 
 
 
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Sympathique le centre : les constructions sont au milieu d’une ancienne palmeraie et  heureusement, Il y a de l’ombre, car il fait chaud au soleil et le taux d’humidité est de 100%. Il pleut des averses tropicales violentes tous les jours; l’eau du ciel est plus chaude que celle du puits et la douche sous la gouttière est un régal.
 
 
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Journée préparatoire avec les parents (surtout les mamans) et les enfants; discours,  applaudissements, chansons, danses, discussions dans un joyeux brouhaha. Au final, les listes pour chaque classe sont établies et les uniformes distribués.
 
 
 
 
474 L'arrivée des mamans
Le jour de la rentrée scolaire, les mamans apportent le bois pour la cuisine. En classe, les fillettes, dont chacune a une coiffure différente, sont très sages et obéissantes, pas turbulentes même à la récréation et pendant le repas de midi.  Les bénévoles mangent comme les élèves : riz...riz, sauce au poisson séché et feuilles de manioc. Pratiquement pas de variétés. C’est lassant pour nos palais d’occidentaux. 
Masanga est un gros village très pauvre avec un hôpital (ancienne léproserie), sans électricité (quelques groupes électrogènes) ni eau courante, mais des puits; les maisons traditionnelles avec une structure en bois, les murs en pisé et le toit en chaume ont presque toutes disparu au profit de parpaings en béton et de toits en tôle; Les cuisines à l’extérieur de la maison sont à même le sol, les casseroles en équilibre sur trois pierres et un feu de boi
C’est à moto que je visite neuf des villages avoisinants dont Rogbeshe; belles ballades!..quand on ne prend pas une averse. Tous ces villages ont gardé un aspect plus traditionnel que Masanga.
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L’accueil est partout le même; chaleureux et exubérant. Vite, allons d’abord saluer le chef de village et l’instituteur. Puis, regroupement des enfants et des parents pour les photos: Il faut bien prendre des notes pour ne pas confondre; Il y a beaucoup de noms identiques. Pour les faire sourire, quelques mimiques et cela marche presque toujours.
Ces gens ne possèdent presque rien mais gentillesse et chaleur humaine émanent de tous.
Super séjour et une expérience nouvelle. Pourquoi ne pas y retourner si l’occasion se présente ?
Pierre-Louis Levasseur
 
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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 16:12
Bonjour à tous,
 
J’ai passé tout le mois de septembre à Masanga mais cette fois sous une pluie soutenue et un taux d’humidité à 100%.
 
La jeep qui nous a été offerte par Gaznat à Aigle est ENFIN arrivée sur place (pas chargée sur le bateau prévu, problème d’amarrage et lutte pour la sortir du port…) bref j’ai pu en profiter pour la dernière semaine de mon séjour ce qui n’était pas un luxe.
 
En attendant j’ai pris les taxis locaux pour mes déplacements urgents. Lorsque je dis taxi ça veut dire 4 roues qui tournent en vibrant dans tous les sens sous une carrosserie passoire₺ et surtout un pot d’échappement qui envoie ses gaz dans l’habitacle… Résultat des courses, mes poumons n’ont pas du tout aimé ça.  Je suis rentrée épuisée.
 
Mais passons aux bonnes nouvelles.
 
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L'arrivée est toujours aussi émouvante !
 
 
 
 
 
 
 
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Huit exciseuses de Magburaka, le chef-lieu du district, sont venues avec leur fille et petites filles afin que nous les inscrivions dans notre programme contre l’excision ! Ça c’est énorme ! Je me suis empressée de dire OUI bien sûr.
 
 
 
En décembre nous organisons la 3ème cérémonie Bondo SANS l’excision avec 60 filles. Marie Kamara, une ancienne collaboratrice de l’OMS rentrée au pays nous aide sur place.
 
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Je suis partie cette année avec un ami, Pierre-Louis, qui a pris et répertorié les photos des enfants afin de les envoyer aux  parrains-marraines. Un énorme travail qu’il a superbement bien fait et qui m’a beaucoup soulagé. 
 
 
 
 
Nous avons pour la 1ère fois deux supers bénévoles qui viennent du Danemark. Soren, pour gérer le programme, l’école et la formation continue des maîtresses indigènes. Jacob, qui construit une maison pour les cérémonies Bondos et s’occupe également de l’entretien du site MEA.
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Nous avons  organisé la rentrée scolaire de notre école, des enfants en primaires et de ceux en secondaire. A ce jour nous avons un total de 270 élèves dont 225 filles échappant à l’excision. MAIS 5 autres vont rejoindre la cérémonie en décembre et une environ 60 attendent dans le village de Rogbeshe. Encore une fois, si je trouve assez de monde pour travailler sur place nous pouvons acceptez l’inscription de 1000 filles demain…
 
 
 
Une petite histoire pour terminer ce bref récit :
 
En 2007 est née Marion. Elle était si petite que nous ne pensions pas qu’elle allait vivre. Sa maman est une de nos anciennes élèves. Je lui ai donné ma couverture toute douce pour tenir son bébé bien au chaud et lui ai conseillé de la mettre au sein le plus souvent possible. L’année suivant j’ai retrouvé cette petite fille en pleine forme mais sa maman est Limba, un clan qui excise aussi les filles. Je lui ai dit de ne pas le faire, que je prendrais Marion dans le programme mais elle a refusé. Chaque année je suis allée la trouver et … cette année j’ai gagné. Maman et fille sont venues me trouver. Marion, si belle avec ses grands yeux intelligent, a commencé l’école enfantine dans notre école OUF ! Rien que pour ça j’ai le courage de continuer.
Marion Koroma B2 (2)
Mes amitiés à vous tous et encore un grand merci car sans vous ce programme n’existerait pas.
 
Michèle
 
 
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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 11:10

Le jour de l'inscription des filles à cette 2ème cérémonie des femmes Bondos, Ya Ramatu Fornah est très fière d'être la première femme en Sierra Leone à s'être reconvertie. En tant que marraine de notre programme elle se sent encore plus respectée que lorsqu'elle était exciseuse. Elle contrôle toutes les filles régulièrment et vérifie que les conditions d'admission à notre programme soient respectées.

 

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Je n’avais pas vraiment prévu de retourner à Masanga ce début d’année mais j’ai senti que c’était important d’être présente à cette 2ème cérémonie Bondos SANS l’excision. Les femmes ont dansé lorsqu’elles ont su que j’arrivais.

 

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Cette fois-ci y ont participé 61 petites filles venant non seulement de Masanga mais aussi des villages de Rowalla, Rogbeshe, Mapeythor, Matam, Mabereh, Malongba, Rogbomline, Mabuninah et Makarr.

 

 

 

 

 

 

Tout le monde a pris confiance dans ce type de cérémonie SANS la pratique de l'excision.  Ainsi les enfants et les mères étaient plus confiantes, étaient plus détendues et se sont bien amusées. Une chose incroyable, aucune sowé (exciseuse) et mère n’avait apporté une baguette pour frapper les filles et ceci sans que je le demande. On commence à bien me connaître et j’en suis ravie.

Vu les problèmes de l’année dernière pour loger tout ce monde la nuit (nous avions fait dormir les filles dans notre école)  nous avons loué une maison à un villageois. 

 

 

 

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Je suis allée chaque jour trouver tout ce monde pour participer à leurs rituels de purifications à base d’herbes médicinales et autre ainsi qu’à de nouveaux chants et danses qui parlent de la vie de la femme, de son corps, de sa relation avec les hommes et de la famille.

Même si tout se fait en temene, la langue de la région, et que je n’y comprends pas grand chose c’était très puissant er émouvant. Il y a beaucoup de joie et de complicités entre ces femmes lorsqu’elles sont loin des hommes et je m’y sens particulièrement bien. Je dois même dire que je me sens bien mieux sans eux et que je les côtoie le moins possible.

 

 

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Mon plus grand moment d’émotion à été le premier jour, lorsque j’ai vu toutes ces petites filles dans la brousse, assises bien alignées, enduites de craie blanche.  J’ai réalisé que  normalement elles devraient être toutes coupées et que là RIEN, elles sont toutes intactes. J’avais les larmes qui coulaient toute seules.  

 

 

 

    Bondo 2011 161

 

 

 

Nous avons eu la visite de beaucoup d’exciseuses car plusieurs d’entre elles ont inscrites leurs filles dans le programme afin de les scolariser au lieu de les exciser. J’ai été très étonnée au départ mais elles respectent bien les conditions. Elles savent bien que les filles peuvent être contrôlées à tout moment. Comme elles sont influentes et respectées dans leur village de plus en plus de mères vont les suivre.

 

 

   

Notre programme fonctionne super bien et pourtant dans le pays aucune organisation n’y croit. 

Nous avons eu la visite de Marie Kamara, une femme magnifique qui a travaillé durant de longues années à l’OMS. A sa retraite elle est retournée au pays. Comme toute les femmes de son pays elle a été excisée très jeune et, faisant ainsi partie de la Bondo Society, elle a pu participer à notre cérémonie. Elle pourra ainsi témoigner que c’est bien vrai, que ça marche.

 

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La directrice d’une petite organisation à Freetown est également venue se joindre à nous. Elle est repartie avec beaucoup de photos et de films.

Elle voudrait collaborer avec nous mais je trouve son mode d’agir auprès des femmes trop agressif. Je réussi en respectant ces femmes, en allant tout en douceur, en proposant et non en jugeant et en condamnant leur pratique. Je ne voudrais pas que tout le travail de patience soit saboté.

 

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Sept exciseuses de trois autres villages sont venus trouver la marraine de notre programme, Ramatu Fornah (ex-exciseuse) en lui demandant d’accepter leurs filles dans le programme. Ce qui est encore plus intéressant c’est que se sont justement ces mêmes exciseuses qui ont beaucoup critiqué le programme à son commencement et qui étaient venues demander d’arrêter immédiatement ! Quel progrès dans les mentalités !

 

 

 

Bondo 2011 099

 

 

 

 

 

 

 

A ce jour nous avons 205 petites filles dans notre programme et nous en auront sans doute 250 en septembre prochain. Voir 300 si nous recevons suffisament d'aide.

 

 

 

 

Comme il nous est impossible de scolariser toutes les filles de Sierra Leone, j’ai pensé sponsoriser des cérémonies sans l’excision dans plusieurs villages près de la capitale. C’est tout un programme parallèle à explorer. J’en ai parlé avec plusieurs femmes dont une exciseuse et à premier abord elles semblent très intéressées.

Pour les convaincre c’est simple, je leur propose encore un choix.

Soit elles continuent à exciser et lorsque la loi contre les FGM (excisions) passera elles perdront leur tradition, leur statut, leur gagne pain et risqueront la prison.

L’autre option est de faire des cérémonies bondos comme je les propose, en gardant tous les rituels et en enlevant juste l’excision. Elles garderont ainsi leur tradition qui est très belle, leur statut, leur gagne-pain, les filles ne seront plus excisées et les sowés ne seront pas hors-la-loi.  

 

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Nous cherchons toujours des volontaires pour venir sur le terrain et pourquoi pas, pour les dames, de rentrer comme moi dans la "Secret Bondos Society" ... c'est une expérience formidable, intense, pleine d'émotion vous mettant en face de la force féminine.  

 

 

 

 

  





 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 13:41

 

1. Santé :

 

Fièvre Jaune : Il est demandé un vaccin pour rentrer dans le pays. Durée 10 ans.

 

Malaria : Prendre un traitement anti malaria. Il existe aussi des gélules naturelles très efficaces que nous pouvons vous commander à vos frais. C’est mieux pour des longs séjours.

Sur place, la prévention est la meilleure des choses. Il est donc conseillé de ne pas sortir au lever et coucher du soleil, c’est l’heure préférée des moustiques ou alors de porter des vêtements à longues manches et pantalons longs foncés. Ne pas aller à la rivière à ces moments-là.

Aux premiers symptômes de douleurs musculaires, mal de tête, état fébrile, amertume dans la bouche, consulter immédiatement et demander un test de malaria à l’hôpital de Masanga ou de Magbenteh de Makeni que nous conseillons vivement car géré par du personnel européen compétent. Surtout ne pas attendre que ça passe, car la température monte très vite et une aggravation se ressent rapidement.

 

Typhoïde : Le vaccin n’est pas vraiment efficace. Nous vous conseillons plutôt de suivre les conseils suivants : boire de l’eau en bouteille ou éventuellement stérilisée avec le système SODIS.

Bien faire bouillir l’eau pour votre thé ou café. Ne pas se fier à l’eau chaude que vous proposent les villageois.

Ne pas manger d’aliments crus, y compris les noix de coco ou papayes si elles sont préparées et lavées avec l’eau des villageois. Les préparer vous-même ou les faire préparer devant vous.  

Si vous mangez à l’extérieur, prendre votre cuillère et votre gobelet personnel.

N’achetez aux villageois que des aliments frits ou cuits et encore chauds.

 

Quelques conseils de médicaments naturels :

R Echinacéa : augmente le système immunitaire, 2-3 x par jour

R Vitamines C : 1000 1 x par jour ou Acérola, vitamine C naturelle

R Graines de courges 6 x chaque matin, très bon antibactérien

R Amandes : bon complément

R Lentilles : bon apport de protéines

R Algues séchées : bon apport de protéines

R Huile essentielle Ravensara : se frictionner chaque soir les orteils et les pieds. Evite les champignons et renforce le système immunitaire

R Teinture mère de lavande : apaise et désinfecte les piqûres de moustiques

R Teinture mère de myrtille : vers, parasites, 12 gouttes dans un peu d’eau, désinfecte l’intestin

R Grapex : antibiotique naturel en cas d’intestins barbouillés. Mettre 5 gouttes dans 1l. d’eau et boire pendant la journée, cela tue les germes.

R Apis : granules homéopathiques, apaisent les démangeaisons

 

2. Divers à prendre avec soi:

 

◊Désinfectant, compresses stériles, crème antibiotique, crème antifongique antibiotique à large spectre, bandes élastiques et pansements.

◊Linges de douche qui sèchent vite.

Draps de lit

Couverture légère ou un sac de couchage pour quelques nuits fraîches.

Bougies

Prise suisse-anglaise

Un aspire venin

Vos musiques et livres préférés

  

3. Hygiène :

 

Il y a des douches dans les salles de bain. Economiser l’eau s.v.p.

Apporter si possible des produits naturels afin de ne pas polluer la fosse septique et le site en général.

Apporter des vêtements peu dommages.

Des femmes du village peuvent laver vos habits moyennant SLL 5'000.- + le savon ; elles demandent un peu plus lorsqu’il y a beaucoup de vêtements et des grands draps. Leur demander de bien les rincer.

Faire sécher vos sous-vêtements au soleil afin de les désinfecter.

 

4. Relation avec les villageois :

 

Vous êtes les bienvenus dans le village et nous vous conseillons un maximum de contacts et d’intégration auprès des villageois MAIS :

  • Ne jamais faire confiance à personne, même si vous pensez que vous pouvez.
  • Le seul fait d’avoir pu vous payer votre billet d’avion vous rend riche à leurs yeux. 
  • N’inviter personne à l’intérieur de la maison et du site MEA.
  • Fermer toujours bien les portes à clé chaque fois que vous partez.
  • N’ouvrez jamais votre porte-monnaie en plein devant eux et ne leur confiez jamais votre argent, appareil de photo, de musique ou autres.
  • N’acceptez pas de lettre de demande d’aide et ne distribuez pas d’argent.
  • MEA n’aide que les enfants en estimant que les jeunes gens et les adultes peuvent maintenant se débrouiller. Si vous voulez vraiment aider un enfant, aidez un enfant qui est en liste d’attente dans le programme. Ne pas en accepter d’autres. Tenir compte qu’il y a d’autres programmes de scolarisation à Masanga.
  • Lors de vos achats en ville, il vous sera demandé en général 40-50% de plus que le prix local. Il est donc indispensable de marchander pour ne pas faire grimper les prix.   
  • Ne pas vous « laisser avoir » par les sentiments, ils sont très forts pour ça.
  • Si vous désirez visiter l’hôpital, demandez la permission à la direction. Ne pas vous mêler des soins qui y sont donnés, SAUF lorsque vous jugez qu’un des enfants de notre programme est en danger faute de soins adaptés. Dans ce cas, demandez son transfert en URGENCE à l’hôpital de Magbenthe à Makeni. Ils ont une ambulance. Tél. 077 832 469 / 077 832 771 / 076 613 327

Harald Pfeiffer, son fondateur, pourra également vous dépanner : 076 755 704

 

 

5. Finances :

 

Les cartes de crédit et les chèques ne sont pas acceptés en Sierra Leone.

Les dollars se changent partout dans la rue.

Nous vous conseillons d’ouvrir un compte en dollars auprès d’une banque à Makeni et de prélever ce dont vous avez  besoin au fur et à mesure.

 

 

En cas d’urgence :

Consulat général de Suisse, Mr George Brook : 022 235 024

Département de l’immigration : Rawdon street, Freetown. Tel. 022 227 174

 

 

 

Suite à ces conseils, l’association MEA ne prendra aucune responsabilité pour votre séjour et votre santé en Sierra Leone.

 

 

Lu et approuvé le ………………………………………………

 

Signature : …………………………………………………………

 

 

 

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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 13:35

PROPOSITION POUR LES BENEVOLES DESIRANT SE RENDRE A MASANGA

 

 
Comme nous ne voulons pas fonctionner comme beaucoup d’ONG et avoir trop des frais mangeant le budget dédié aux enfants nous pensons fonctionner comme ceci:

 

Les personnes voulant travailler bénévolement devront payer leur billet d’avion et leurs frais de transport. Prix du billet entre 1200 et 1800 CHF.

 

Elles devront contracter une assurance maladie-accident monde.

 

Elles partiront sous contrat pour une période déterminée et devront s’y tenir. Un retour anticipé ferait perdre l’opportunité à une autre personne de se rendre à Masanga et laisserait un vide dans le programme.

 

Un entretien et une courte formation de base avant le départ est nécessaire.

 

Elles seront responsables de leur séjour et de leur santé. Des conseils leur seront toutefois donnés et nous leur conseillons de les suivre. 

 

Elles seront logées gratuitement dans une de nos deux chambres pouvant accueillir jusqu’à 4 personnes. Elles sont assez confortables et propres avec salle de bain.

 

Elles recevront un repas africain par jour durant la semaine (un plat de riz avec sauce) même repas que les enfants de l’école enfantine. Possibilité d’avoir un 2ème repas le soir.

Une cuisinière à gaz et le matériel pour cuisiner le soir et le week-end est à disposition dans la maison. Le remplissage des bonbonnes de gaz est à leur charge.

 

Il y a un générateur pour le courent. L’essence est à leur charge.

 

Un véhicule leur sera mis à disposition. L’essence et la maintenance est à leur charge. Il y a la possibilité de louer un chauffeur moyennant financement.

 

Il leur sera demandé de :

 

  • Respecter et faire respecter le programme établi
  • Tenir un cahier de bord et d’exercer une surveillance sur place
  • Donner une formation continue aux maîtresses indigènes, nouveaux jeux et méthode pédagogique appropriée
  • Participer aux classes chaque jour de 8h à 12h et environ 2 h. l’après-midi pour la formation des maîtresses,  5 jours par semaine
  • Visiter les familles des enfants et leurs conditions
  • Prendre des photos des enfants
  • Nous donner un compte rendu mensuel

 

 

Contrôler que :

 

  • Les horaires et la présence de tout le personnel
  • Que la méthode pédagogique exigée soit maintenue
  • Que les enfants reçoivent chaque jour un  repas et qu’il soit équilibré

 

 

Avant leur départ elles rencontreront Brigitte, Rose-Marie et Michèle afin de les mettre au courent du programme pédagogique mis en place et d’examiner les propositions qu’elles fourniront.

 

Nous aimerions qu’il y ait pratiquement toujours un membre de l’association, ou une personne de confiance, sur place afin de surveiller ce qui s’y passe.

 

 

Fait à St-Gingolph le 11.12.2010 par Michèle Moreau

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 13:04

Nous recherchons des bénévoles pour Masanga. Voici quelques infos:

 

 

 

Les lieux

 

 

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Notre site se situe au sud du village de Masanga dans un grand parc ombragé par des palmiers.

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

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Notre école comprend 4 classes de 16 élèves chacune et d'une grande surface de jeu couverte.

 

 

 

 

 

 

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Les enfants ont beaucoup de place dans le parc pour les jeux extérieurs et l'observation de la nature.

 

 

 

 

 

 

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Ils sont nourris à midi. Nous avons engagé une cuisinière et une aide cuisinière. Elles font des repas traditionels avec ce qui se trouve sur place mais le plus varié possible. Le plat de base est le riz et parfois du boulgour avec diverses sauces de feuilles de manioc, feuilles de patates douces, courges, ocras et haricots secs.

 

 

 

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Les bénévoles pourront partager les repas avec les enfants dans leur réfectoire.  Il vous sera demandé de contrôler la qualité de ces repas.

 









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L'hygiène est très importante et inconnue dans la région. Il est donc important de l'inculquer aux enfants. Se laver les mains avant et après les repas en est un exemple à respecter.

 

 

 

 

 

 

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A l'entrée du parc il y a la maison des gardiens. Ils assument un tournus 24/24 h et s'occupent également de l'entretien du parc. Ils ont souvent besoin de conseils que vous pourrez leur donner. Ils sont à votre disposition pour allumer la génératrice qui procure de l'électricité et l'amenée d'eau dans la maison ou tous problèmes techniques. 

 

 

 

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La maison pour le team et les bénévoles.

Elle comprend deux chambres confortables dont une qui est mise à disposition des bénévoles. Elle a un grand lit double et un lit d'une place, une salle de bain avec l'eau froide courante depuis cette année, une grande cuisine avec une cuisinière à gaze et une grande terrace avec moustiquaire.

Elle est à 50 m de l'école.

 

 

 

 

 

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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 11:46

Automne 2010 à Masanga

 

Que d’émotions lors de ce dernier voyage ! Je suis partie avec Renata, une amie magnifique. Nous avons travaillé comme des dingues mais les résultats sont très positifs : 205 petites filles sauvées de l’excision !  

Notre arrivée a été très touchante. Beaucoup d’enfants du programme, surtout les petites filles, nous attendaient pour nous souhaiter la bienvenue en chantant et dansant. Il y a avait Ramatu Fornah, la marraine du programme, les quatre maîtresses et beaucoup plus de mamans que les autres années. J’attribue ça à ma condition de femme Bondos. Un long cortège nous a accompagné jusqu’à la maison.

J’ai ressenti de la tristesse en passant devant la maison du chef du village décédé la veille. J’aurais bien voulu lui serrer la main une dernière fois. C’était une belle personne. J’ai offert un gros sac de riz à la famille pour le repas funéraire et j’ai laissé couler mes larmes devant tous ces gens qui me souhaitaient la bienvenue en musique malgré leur chagrin. Du coup un des anciens du village m’a dit avoir vu quelque chose dans mes yeux ce qui me fait devenir une fille du village…

 

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Renata a travaillé tous les jours dans notre école enfantine qui comprend maintenant quatre classes de 16 élèves : 2 enfantines, 1 préparatoire et 1 première année primaire. Elle a intégré au système pédagogique le côté psychologique, la relation maîtresses-élèves, la tendresse, l’écoute, le respect de l’autre et la confiance en soi. Ce fut un vrai succès.

 

 

 

 

2010 0052J’ai organisé la rentrée scolaire de notre école puis celle des élèves fréquentant les deux écoles primaires de Masanga et des élèves allant dans les écoles secondaires et technique à l’extérieur. A ce jour nous avons 259 élèves dont 205 petites filles non excisées.  C’est un travail énorme sous haute surveillance  mais nous sommes certains que les filles ne sont pas excisées, que les élèves vont bien à l’école, et où va l’argent. Je distribue moi-même tout le matériel scolaire. Les enfants reçoivent aussi des chaussures.  Filles-Mapeythor--15--copie-1.jpg

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

Ya Ramatu Fornah, ex-exciseuse reconvertie, m’a demandé de contrôler physiquement toutes les filles. Il y a eu des cérémonies d’excision dans les environs et elle veut s’assurer qu’aucune fille ne soit passée par là. Elle a entendu qu’une des filles de Mathora aurait été excisée, la première de ce village à avoir été prise dans le programme. Nous sommes passées un jour dans son école et …j’en frissonne encore, rien qu’à voir le regard éteint de Rosalyne j’ai su que c’était fouttu. Ramatu-F-jpgComme convenu dans ce cas j’ai viré toutes les filles de ce village. J’en suis vraiment navrée mais si je ne tiens pas bon je ne serai plus crédible. Ya Ramatu est venu me demander de ne pas céder. Le chef de Mathora est venu s’excuser et me demander de revenir sur ma décision puis les mères ont suivi. Les femmes de Masanga ne les ont pas laissé venir jusque chez nous. Comme dans toute chose il y a le bon et le mauvais nous avons perdu quelques filles mais nous en avons trouvé d’autres dans les villages de Matam et de Malongba. De 9 villages nous sommes passées à 10. Ya Ramatu demande si elle peut prendre un autre village de sa section l’année prochaine. Je dis oui même deux. Elle répète dans tous les villages que l’éducation est la clé ! C’est nous qui décidons le nombre d’enfants que nous pouvons inscrire et c’est elle qui choisi. Elle donne la préférence aux filles ou petites filles des exciseuses et des chefs des villages.

Les choses ont bien changé depuis les débuts où nous allions timidement parler de notre programme dans les villages. Aujourd’hui se sont eux qui viennent s’informer et demander d’y participer.

 

Nous sommes allées visiter tous les villages participant à notre programme afin d’y rencontré les enfants et de répéter les conditions d’admission. Je donne le choix d'exciser ou pas mais si on rentre dans mon programme le règlement doit être respecté. L’expérience de Mathora renforce le sérieux du programme. Je me présente comme Chéma Ruko, femme Bondo et leur rappelle qu’il est important de ne pas perdre les traditions mais qu’il n’est pas nécessaire de couper les filles. Je parle de la « New Bondo Style » la cérémonie bondo sans excision que nous avons faites en février 2010 et de son importance.  Les-Femmes-de-MBM--1-.jpgComme il se dit qu’une femme non excisée n’est pas sérieuse j’ai ajouté que si les hommes traitaient bien leur femme et apprennent à bien leur faire l’amour avec respect et tendresse elles n’iront pas chercher ailleurs. Michael pourrait leur donner des cours-conseils en la matière... C’est très tabou de parler de tout ça mais je me permets de le faire avec beaucoup de naturel et ça passe très bien.

 

Ya Ramatu, ex-Ya Sampa, qui tient à son nom de naissance repris suite à une cérémonie lui retirant le droit d’exciser demande de faire d’autres cérémonies de ce genre chaque année afin que les mentalités changent. A ce propos j’ai appris qu’il y a des centaines d’année c’est une femme, Mamy Yoko,  qui a créé la "Bondo Society" dans le but d’apprendre aux jeunes filles à tenir un ménage, de s’occuper de leurs enfants, d’apprendre la médecine traditionnelle, les chants et les danses, etc.… elle n’a jamais demandé d’exciser les filles. Cette une pratique qui est venue par la suite et personne ne sait me dire comment et pourquoi.  Avec mon programme je reviens à la source et cette découverte est un atout qui va m’aider encore plus à argumenter contre l’excision. Tout est parfait !

 

Vu notre succès il est impératif de trouver des personnes bénévoles ayant envie de travailler avec nous sur place sinon je ne pourrai plus gérer. Il n’est pas question de prendre un coordinateur indigène car nous perdrions beaucoup d’argent. J’ai déjà tenté cette expérience sans succès. Donc si vous êtes touché par notre cause, que vous avez du temps, de la patience et envie d’aventure et d’expériences fortes vous êtes les bienvenus.

 

  

Nous avons également besoin d’une jeep tout terrain 4 X 4 pour la visite des villages. Si vous voyez une bonne occasion dans votre entourage merci de penser à nous.

 

Rowalla--7-.jpg

 

 

Merci de tout cœur à vous tous qui nous soutenez, Michèle  

 

 

 

 

 

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Published by Michèle - dans Voyages
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28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 10:36
Notre école enfantine est terminée depuis 1 année. Quatre classes reçoivent chacune 16 élèves.
Nous avons engagé 4 maîtresses que nous formons sur place.  
Maintenant 10  villages ont rejoint le programme et en septembre 2011 nous en prévoyons 2 autres.   
Nous proposons l'éducation au lieu de l'excision.  A ce jour 205 petites filles sont sauvées mais un bon nombre cherche encore un parrain ou une marraine.
 
Je retourne à Masanga en septembre 2011 et je voudrais pouvoir accepter et sauver 50 autres fillettes ! Alors merci de faire tourner l'info autour de vous. Bisous, Michèle
 
 
Ci-dessous les photos de quelques petites filles qui ne sont pas encore excisées!
 
Sauvons-les en les scolarisant.
 
       
 
  MBalu-Kamara--236--2-.jpg 
 
   
 
M’Balu Kamara, 2005. Vit à Masanga. Elle a commencé la 1ère année primaire dans notre école.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
  Hawanatu-Koroma-a--3-.jpg
 
 
 
 
 
Hawanatu Koroma, 2002. Vit à Masanga et va en 4ème année primaire.  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 Marie Kamara 2 28.10 (1)
 
 
 
 
Marie Kamara 2, née en 2002. Ya Ramatu, la marraine du programme,  m'a demandé de l'accepter dans le programme. Les conditions de vie sont très difficiles. Va en 5ème année primaire.
 
 
 
 
 
 
 
 
Fatmata-Fornah-28.10-109--3-.jpg
 
 
 
 
 
Fatmata Fornah, 2003. Vit dans le village de RogbomLine et passe cette année en 4ème année primaire.  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Isatu-Fornah-RBL.jpg
 
 
 
 
 
 
 
Isatu Fornah, 2004. Vit à RogbomLine, un tout petit village avant d'arriver à Masanga. Commence la 3ème année primaire à l'école du village.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
     
  
 
     Hassanatu-Kamara-150--2-.jpg
 
 
 
Hassanatu Kamara, 2005. Elle vit à Makarr avec sa tante. A commencé l'école préparatoire dans notre école.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
    
Kadiatu-S.Koroma--025--2-.jpg 
Kadiatu Sama Koroma, 2004. Vit à Masanga et va en 4ème année primaire.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
     
 
     Mamussu-Fullah-SLMB-8.1.13-064.jpg 
 
 
 
 
 
 
Mamusu Fullah, 2004. Marche tous les jours depuis Mabereh pour venir à l'école de Masanga. Va en 4ème primaire.  
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 
 
 
 
 
    Aminata-Tholley-103--3-.jpg
 
 
 
 
 
 
Aminata Tholley, 2006. Vit à Mabereh. Vient de commencer l'école enfantine classe B2 dans notre école.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
     Kadiatu-Yayo-Koroma-088--1-.jpg
 
 
 
 
 
 
 
Yayoh Kadiatu Koroma,2006. Vit à Masanga et est en 2ème anée enfantine dans notre école.
     
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
     Isha-Sesay--160--3-.jpg
 
 
 
 
Isha Sesay, 2005. Elle vit à Masanga avec ses parente.
Elle est en classe préparatoire dans notre école.
 
 
 
 
 
 
 
     
 
 
 
 
Kadiatu Koroma 3, 2005. Vit à Mabereh avec sa grand-mère Kadiatu Koroma. A commencé la 2èm enfantine dans notre école. Kadiatu-S.-Koroma-3-165--1-.jpg
 
 
 
 
 
 
      
 
 
     
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Wumu-Fullah-l-071--4-.jpgWumu Fullah, 2006.Vit à Masanga. Elle a commencé la 2ème année enfantine dans notre école.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 
 
    
 
 Kadiatu-Kuyateh-B2--2-.jpg
 
 
 
 
 
Kadiatu Kuyatteh, 2005. Son père est décédé. Elle vit à Mabominah avec sa maman. Est en 2ème enfantine dans notre école.
 
 
 
 
 
 
 
 Mahawa-Conteh-B2--2-.jpg
 
 
 
 
 
Mahawa Conteh, 2006.  Vit à Mabereh. A commecé la 2ème année enfantine dans notre école.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 Michele-Kalom-B2--1-.jpg
 
 
 
 
 
Michèle Kalom2005. Vit à Masanga avec sa mère et vien de commencer la 2ème année enfantine dans notre école.
 
 
 
 
 
 
 
 
 Musu-Bangura-MEA--B2.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

Musu Bangura, 2006. Vit avec ses grand-parents à Makarr. 2ème année enfantine.

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Yeabu-Bangura--1-.jpg

 

 

 

 

Yeabu Bangura, 2005. Elle vit à Mabereh avec ses parents et est en 2ème enfantine dans notre école.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
  
  
  
  
  
En parrainant une de ces petites filles vous la sauvez de l'excision et en même temps vous lui assurez sa scolarité. Vous faîtes deux pierres d'un coup! 
   
 
Comment faire : Il vous suffit de me contacter à l'adresse e-mail: meamasanga@gmail.com et de me communiquer l'enfant qui vous fait tilt dans le coeur. Et si tous vous font tilt eh bien... je choisirai pour vous.
 
Je vous enverrai alors un document avec une photo. Je vous rapelle que le montant à verser pour un parrainage est de Frs 30.- par mois payable soit par mois, par semestre ou par année.
 
Vous pouvez aussi parrainer le programme. 
 
Coordonnée bancaire en CHF:
  
Banque Raiffeisen du Haut Léman , 1895 Vionnaz                                                                                                                               
Code Banque : 80588
CP Banque : 19-2664-3
 
En faveur du compte
CH29 8058 8000 0070 5123 0
Association MEA
Impasse de la Vigne 3
1898 St-Gingolph
Suisse
 
 
Coordonnée bancaire en EURO:
 
Banque Crédit Agricole des Savoies
Evian (00044)   
 
Banque: 18106
Guichet: 00044
Numéro de compte: 96724820937
Clé: 14
 
IBAN:  FR 76 1810 6000 4496 7248 2093 714
BIC: AGRIFRPP881
 
Titulaire: Association MEA Masanga Education Assistance
c/o Michèle Moreau   
Impasse de la Vigne 3
CH-1898 St-Gingolph
Suisse
  
    
Encore merci pour tous ces petites filles. Elles ne doivent pas trop se rendre compte à quoi elles échappent aujourd'hui mais un jour elles vous seront peut-être reconnaissantes. 

Michèle 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 18:55

Résumé de la réunion avec les chefs du district de Tonkollili et le chef de la section avec les Sowers du district.


Le 17 avril 2010.


Rencontre avec les Sowers et les chefs de district et de la section de Kholiffa Rowalla durant une cérémonie Bondos se déroulant à Rogbeshe, chef lieu du district.

 
Etaient présent,
 
Pa Singbie,  Chef de section, de Rogbeshe
Na Socco, grande exciseuse en chef, travaille et habite à Magburaka
Ya Sampa, ex-exciseuse et marraine du programme MEA, de Masanga
Na Roukkoh, exciseuse,  de Kholiffa.
Susan Conteh, représentante des droits humains et protection de l’enfance, de Magburaka.

Michael Fodé Cissé, coordinateur MEA

  
Susan Conteh, protection et droit de l’enfant. Souhaite la bienvenue à tout le monde.  On est là aujourd’hui pour parler des droits de l’enfant.
Je suis excisée mais aujourd’hui je ne ferai pas ça à mes enfants. J’ai trois filles que je ne vais jamais exciser.

Il y a beaucoup de désavantages à faire l'excision. Toutes les femmes excisées doivent bien les connaître. Je vous encourage vous toutes les Sowers (exciseuses) de bien réfléchir et mettre fin à cette pratique.

Merci à mon frère Michael et sa femme pour nous avoir aidés en construisant une école uniquement pour les filles non excisées. C’est une première dans ce pays. On va vous aider, que l'état vous encourage et mettre votre école en numéro 1. Bravo à vous.


Michael Fodé Cissé, coordinateur à Masanga. C’est très bien de garder les coutumes de notre pays. Il faut absolument garder les bonnes et jeter les mauvaises.  Si les Sowés font les cérémonies sans les excisions elles vont toujours garder leur travail. On n’est pas là pour les critiquer mais pour respecter les droits des enfants. Il faut donner le temps aux filles de choisir si elles veulent le faire ou non.

Si j’ai des filles je ne les ferai pas exciser.

Pour qu’un pays se développe il faut accepter des changements. Il donne l’exemple de Susan qui a été excisée mais qui ne fera pas exciser ses filles.

Il rappelle que médicalement c’est prouvé qu’il y a des problèmes suite à l’excision. Il remercie pour la collaboration de tous.
 
Pa Singbie, chef de section de Rogbeseh. Salut à vous tous.  Merci à Michael et sa noble femme pour ce que vous avez fait dans ma section.

Ca n'est pas facile d’arrêter cette pratique en un jour mais je suis sûr que ça va fonctionner.

Je vous donne mon appui sans rien vous demander. Que vous programme marche et que personne ne touche les enfants inscrits dans votre programme. Je vais travailler avec Ya Sampa et les autres Sowers pour vraiment diminuer la pratique de l’excision. Je vous soutien et je suis là pour vous à tous moment. Salutation à Michèle et à toutes les personnes qui nous aident. L'éducation est la clé de ce monde. Ma prochaine demande et que je besoin d’une même école ici à Rogbeseh. Merci.
 
Ya Sampa, marraine du programme de Masanga. Salutations à tout le monde. Je suis la marraine de ce programme. Je n’ai jamais été à l'école. Je n'a aucune maîtrise sauf l'excision qui était le métier qui me faisait vivre de jour en jour. Je vous promets que j'ai tout arrêté et que je vais honorer mon rôle de marraine de ce programme. Durant une cérémonie j’ai rendu toutes mes affaires de Sower. J’ai repris mon nom de naissance soit Ramatu Fornah. Je veux rester et continuer à soutenir ce programme de tout mon possible. L’avenir de ces enfants me concerne énormément.

Je suis contente de l'école et de tout le matériel fourni aux enfants.

Merci a Michael et Michèle pour leur travail.

 
Na Socco de Magburaka. Bonjour, je suis Na Socco la femme de plus puissante de la région. Pour moi je suis tout à fait ok d’arrêter ce métier. Maintenant on va faire de plus en plus ce type de cérémonie sans y-inclure l’excision. Je connais bien Michèle et Michael de Masanga. A partir de ce jour je suis avec vous et je suis prête à vous soutenir partout. Si vous êtes prêt, l’année prochaine nous pourrons faire une autre cérémonie Bondos sans l’excision et je viendrai volontiers pour la conduire. Tous vos enfants qui sont dans votre programme sont protégés et que personne ne les touches.

Merci pour votre travail et bravo pour cette superbe école enfantine à Masanga.

Le Paramount chief, dirigeant du district de Tonkollili  est venu me trouver à Masanga le le 18 avril 2010.

Il nous félicite pour notre travail et pour la construction de l’école enfantine. Il ma promis qu’il va nous soutenir et qu’il est à notre disposition si nous avons des problèmes à résoudre pour faire progresser le programme.  

Lui et son peuple aime notre programme et le soutiendront à tout moment.

Il remercie infiniment Michèle et toute l'équipe MEA suisse.

 


Pa Alie Kamara, chef de Masanga est gravement malade. Il dit qu’il nous soutien pour tout.

Il remercie Michèle et Michael et toute l'équipe de MEA pour cette école. Je lui ai donné un bâton de marche traditionnel.

 


 

Michael le 27 avril 2010

 

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Published by Michèle - dans Excision
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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 17:45

 

 

DSCN1088

 

 

 

 

Nous sommes heureux de vous présenter le site MEA (Masanga Education et Assistance) de Masanga. Les travaux ont bien avancé cet hiver. Michael a fait construire une cuisine, un réfectoire et une maison pour le gardien ainsi qu'un puits.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  La cuisine.

 DSCN1220.JPG

 

 

 

 

Selon leur tradition les femmes préfèrent cuisiner dehors lorsqu'il ne pleut pas.La cucine sert à la saison des pluie et pour garder le matériel.

 

Nous avons engagé Hawa, la cusinière et Mariama qui l'aide. Elles sont très heureuse d'avoir finalement un puits sur le site.

 

  

 

 

 

 

 

  Puits-1.JPG

 Le puits

 

 

Des enfants de l'école enfantine et leur maîtresse apprécient leur nouveua puits.

 

Nous utilisons le système SODIS pour avoir de l'eau bien potable à boire. Il suffit de mettre l'eau du puits dans des bouteilles en PET en plein soleil pendant un minimum de 6h et le tour est joué!

 

J'ai testé!  

 

 

 

 

 

 

 DSCN1218

 

 

 

 

 

 

L'école bien terminée ou il fait bon frais grâce à son double toit qui laisse l'air chaud s'évacuer.

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 Copie-de-DSCN1247.JPG

 

 

 

 

 

  

Le réfectoire est fonctionelle mais nous devront encore y mettre des moustiquaires. C'est aussi un grand progrès car les enfants ne doivent plus se rendre dans l'ancienne école pour manger. Tout se passe maintenant sur le site.

 

 

   

 

 

 

 

 

 DSCN1092.JPG

 

 

 

 

Les gardiens ont enfin leur maison. Ils peuvent s'y habriter pendant les pluies de mai septembre et y ranger le matériel de jardinage.

 

Ils sont placé à l'entré du site et peuvent ainsi avoir une vue sur tous les bâtiments. Ils sont trois. Un qui est spécialisé dans le jardinage, un autre dans la maintenance et le troisième qui fait les nuits.

 

  

  

 

 

 

 Mr.Bah-copie-1.JPG

 

 

 

 

 

Mr Bah, le directeur des école du district, l'inspecteur et la radio sont venus pour admirer les lieux. Ils sont très impressionés de ce que nous avons fait et nous soutiennent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'année prochaine le réfectoire sera terminé. Nous avons encore besoin d'un bon véhicule 4x4 pour nous rendre dans les villages.

Nous devons aller sensibiliser plus de gens, rencontrer tous les enfants déjà inscrits et en chercher d'autres.

 

Merci de votre aide, Michèle et le TEAM MEA.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

  

 

  

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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  • : EXCISION DES PETITES FILLES DE MASANGA Lors de mon dernier voyage à Masanga j'ai été confrontée à l'excision des petites filles. Elle se pratique généralement entre 3 et 5 ans. La période propice est de février à avril. Comment repartir en sachant
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